Frederique Vezina

Alles gute – Seefeld, Davos

Le dimanche soir après mes meilleures courses de l’année aux championnats de l’Est du Canada je me suis envolée vers Munich en Allemagne où j’amorçais mon Tour B, une série de 3 fin de semaine de courses en Europe: d’abord à Davos en Suisse, puis à Zwiesel en Allemagne et finalement à Oberstdorf aussi en Allemagne.

C’était vers Seefeld en Autriche par contre que je me dirigeais en débarquant de l’avion le lundi matin. Après avoir traversé l’océan pendant la nuit et avoir pu contempler les étoiles de mon hublot, j’ai conduit vers un Seefeld enneigé comme je ne l’avais jamais vu! C’était le point de rencontre de toute l’équipe du CNEPH (Centre National d’Entraînement Pierre Harvey) et aussi là que j’allais tranquillement m’acclimater à l’altitude qui tourne autour de 1200 mètres.

Quand tu pars du niveau de la mer et que ton objectif est de performer une fois en altitude, ton corps a besoin de s’adapter. Avec la fatigue des courses de la fin de semaine, le décalage et le voyagement, c’est du ski mollo à contempler le paysage qui était à mon programme avant les premières courses à Davos seulement 5 jours plus tard.

La fin de semaine où j’étais aux championnats de l’Est avait lieu une coupe du monde à Seefeld (c’est aussi là qu’auront lieu les championnats du monde seniors l’an prochain) alors on en a profité pour aller skier les parcours et explorer les alentours qui offraient des points de vue à couper le souffle. Ça fait au moins 5 fois que je vais m’entraîner là-bas et la place m’émerveille toujours autant!


Ensuite l’équipe a pris direction Davos qui se situe à 1500 mètres d’altitude. Il y avait un sprint et une distance classiques les 10 et 11 février derniers. Davos c’est un peu une place mythique pour le ski. C’est hyper joli! Comme c’était la première fois que j’y allais et que nous sommes arrivés à la noirceur, éclairés par les lumières en forme de flocons qui surplombent les rues en ville, j’ai été surprise d’ouvrir les rideaux de ma chambre le lendemain et de contempler toutes les montagnes de ski alpin couvertes d’un épais manteau blanc dans un décor enchanteur, de quoi mettre le sourire aux lèvres même lorsque tu n’es pas une personne matinale!

L’équipe était répartie dans des Airbnb un peu partout dans la ville. De mon côté je partageais une chambre privée avec la seule coach féminine du voyage chez une charmante famille Suisse-Allemande-Polonaise. C’était d’abord une erreur d’avoir loué cet endroit, car normalement nous louons où nous n’avons pas à partager d’espace commun avec d’autres personnes. Ce n’est pas que nous sommes sauvages, c’est que nous essayons de limiter la présence de microbes le plus possible pour éviter de tomber malade en compétition (eh oui, on devient parfois fous à vouloir aller vite en ski).

Par contre, quand Katie (la coach) et moi avons rencontré la famille, mon coeur s’est mis à fondre pour le petit bonhomme de 15 mois plein d’entrain et tout sourire de nos jeunes propriétaires. Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis «gaga» pour les enfants! Et puis même si c’est différent qu’à l’habitude, j’ai vu la situation comme une opportunité d’en apprendre davantage sur les gens de la place; c’est un beau cadeau de pouvoir en apprendre sur les autres cultures, comment la vie fonctionne ici, de pouvoir échanger avec d’autres gens que ceux de mon équipe et de tout simplement se changer les idées!

C’était vraiment un beau séjour et j’ai même eu la chance de garder et jouer avec le beau Simon, leur bébé super adorable! Comment ne pas rire et être heureux quand on est entouré d’un enfant? C’est léger et ça fait du bien!

Et les courses elles? J’ai fait une bonne qualification de sprint le samedi, j'étais définitivement la plus rapide sur les 200 premiers mètres du parcours (sauf que le parcours durait 1.2km), mais la fatigue accumulée de la semaine ajoutée à l’altitude a eu le dessus sur moi pour la distance du lendemain où mon corps n’avait pas la petite coche d’énergie supplémentaire pour me permettre d’aller aussi vite que je l’aurais voulu. Les parcours étaient vraiment relevés et challengeant. Ça aurait été fou être en forme là-dessus parce que c'est le genre de parcours qui me fait tripper! Mais quand tu courses 5 fin de semaine en ligne, il faut accepter que certaines courses aillent moins bien. On en a des moins bonnes pour que d'autres courses soient encore plus extraordinaires par la suite!

Les courses à Davos étaient en quelque sorte un entraînement pour me mettre dans le bain pour la fin de semaine suivante, mes courses les plus importantes: des OPA, ou courses continentales.* C’était à ce moment là qu’il fallait que la machine embraye et j’avais une belle semaine devant moi pour récupérer.

* [Le circuit OPA est un circuit de compétition juste sous le niveau de la Coupe du Monde où les meilleurs Européens s’affrontent tout l’hiver.]

Plusieurs paragraphes pour décrire Davos et la famille chez qui je restais et un seul pour décrire mes courses. 

Parce que des fois c’est important de se rappeler qu’il n’y a pas que le ski qui compte dans ma vie.

Et je crois que juste se le rappeler une fois de temps en temps, de vivre le moment présent, ça permet d’aller plus vite sur les planches. En tout cas, ça a fonctionné pour la fin de semaine suivante...

À suivre...

Bon début de semaine! 😊


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